Nnoitra la Légion, la Légion Nnoitra...

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Nnoitra la Légion, la Légion Nnoitra...

Message  Râgnarök le Lun 29 Aoû - 1:39

Un mal de chien. La tête qui tournait. Un oeil qui refusait de s'ouvrir, l'autre voilé par la douleur et l'hématome se formant au niveau de sa pommette brisée. Un mal de chien pour respirer. Des côtes cassées. Son bras droit endolori. Elle tenta de se redresser, mais glissa, le sol était poisseux. Du sang, et quelques substances molles. Elle avait percuté quelque chose lorsqu'elle fut propulsée par le coup colossal.

Elle avait chargé, le sourire aux lèvres, le trio de gangrelames dès qu'elle les avaient vu, au détour d'un chêne. Les passes d'armes faisaient voler des morceaux d'armures accompagnés de giclées de sangs. Des adversaires divertissants et surtout capables, si elle ne se concentrait pas assez, de lui faire mordre la poussière. Elle le savait et elle les avait choisis pour cela, son sang bouillait, ses phalanges serraient avec hargne ses deux haches de batailles. La fureur la submergeait, elle riait.

Comme on disait par chez elle
" quoi que tu fasses si les loas te lâchent t'es foutu mec!". Elle ressentit le maelström d'énergie démonique juste avant qu'il n'explose, derrière elle au moment où le séide de la Légion se matérialisa sur la colline. La surprise lui coûta. Alors qu'elle s'apprêtait à achever le dernier des gangrelames, ce dernier, profitant de la distraction, lui enfonça sa lame dans la cuisse. Dans un cri de rage et de douleur, elle se refocalisa sur lui et d'un moulinet du bras gauche, sa hache  lui fendit le crâne. "Les Loas, ils sont trop vicieux mec", fut sa pensée. Sa lame resta coincée. Elle tourna la tête vers le nouvel arrivant, pleinement manifesté sur le plan, juste pour voir arriver le dos de la main du Mandefeu de la Garde Funeste venir la frapper d'un revers puissant, trop puissant. Elle fut littéralement éjectée dans les airs, seule satisfaction, elle avait pivoté avant l'impact afin de frapper de son bras droit. Elle ressentit la douleur telle une onde de choc lui remonter dans le bras droit. La bonne nouvelle fut que cette douleur fut chassée quasi-instantanément par une autre. Beaucoup mais beaucoup plus forte. Main du Mandefeu, Nnoitra, Nnoitra, Main du Mandefeu, enchanté..ou pas.

Tel un fétu de paille dans une tempête, elle fut propulsée à plusieurs dizaines de mètres, avant de percuter quelque chose. Ce quelque chose sur ou dans lequel elle pataugeait pour se redresser.
Son oeil "valide" fut libéré du voile de la douleur, et elle vit le Mandefeu, le sourire carnassier, s'avancer vers elle, lentement, sadiquement. Elle regarda au sol et vit les restes d'un soldat peau pale de l'Alliance, déchiqueté en deux, c'est lui qui lui avait servi de matelas d'atterrissage.
Sur sa droite un courtes-pattes, en armure de plaques complète, le tabard caractéristique de sa grosse ville
" c'est quoi déjà qu'elle disait l'autre? La grosse ville des courtes-pattes c'est...truc de fer, fer-fer lointain...et puis merde" des cheveux noirs comme la suie, un nez gros comme le poing d'un tauren, des yeux ronds comme des billes, avec des sourcils broussailleux noirs, une barbe teintée rouge et tressée ..du moins ce qu'il en restait.. Il semblait mal en point le gros bide! grièvement embroché, tenant son marteau de guerre, plus gros que le tronc du courtes-pattes,  horizontalement au dessus de sa tête, aux prises avec l'autre lame du Dévastateur Gangrelame dégoulinante des viscères du peau pâle.
Sur sa gauche, une pointue, de loooooongs cheveux couleur sel,  le nez fin légèrement retroussé, et les yeux d'une couleur pas naturelle, et bien sûr les fameuses  graaaaandes oreilles. Elle portait une robe bleue plage durotar, avec des bouts de tissus qui faisaient comme des vagues, pour servir de bouée peut-être, et le tout avec des babioles de métal trop brillant, encore des trucs de religieuses, elle était apeurée, couinant de peur, les larmes en torrents sur ses joues.
Elle? Ben son armure enfoncée au niveau du thorax, sa cuisse avec une fuite importante de fluides sanguins là où l'autre enfoiré de démon l'avait percée. Son bras droit immobile, sa hache de bataille fendue suite à l'impact avec le dos de la main du Mandefeu. Son bras gauche valide, mais pas sa hache. Le manche brisé, certainement au moment où elle a eu le droit au vol plané, avec une partie de son arme encore dans le cervelet du gangrelame.
Elle lâcha le manche inutile et avisa l'épée batarde gisant à côté de la dépouille de son ancien propriétaire. Elle parvint à la saisir et à se relever.
La Pointue ayant repéré la trollesse se redresser en volant l'arme de son compagnon, lui agrippa le bras.
Elle continuait à couiner, elle la secouait ravivant les douleurs qu'elle tentait de contenir. La Pointue désigna le Courtes-pattes et l'épée qu'elle tenait et pleurnichait  
"Rho et'sla vlo daté mil fogo!!" tout en continuant de la secouer.
"Ptain tu vas m'lâcher la Pointue!? Je comprends rien à ton bordel, bordel!" La Pointue non plus semblait-il.
Elle avisa le Mandefeu qui s'était vicieusement rapproché, prendre une longue inspiration. Tenue par l'elfe, sa cuisse affaiblie, sa cage thoracique défoncée, elle ne donnait pas chère de sa peau. Elle sourit. L'elfe ne comprenait pas aux vues de la situation.
Elle se concentra, et en un instant, elle sentit le pouvoir guérisseur de son talisman braise-furie éternel opérer. Dans un éclat lumineux, quelques plaies se refermèrent et dans un craquement sinistre, des os se ressoudèrent, en position cohérente avec son anatomie. L'elfe comprit que la trollesse avait récupéré un peu de ses forces, et à voir son sourire carnassier elle était prête de nouveau à en découdre, elle la regarda, un grand sourire aux lèvres comme pour la remercier.
La trollesse voyait que l'elfe ne captait vraiment rien, elle lui rendit son sourire, mais pas pour les mêmes raisons. D'un coup de tête rapide, elle éclata le nez, et quelques dents de la pointue, qui cria de douleur, la lâchant par la même occasion pour porter ses mains vers son visage meurtri. La trollesse en profita pour la pousser de toutes ses forces, quelques peu revigorées, en direction du Mandefeu au moment où celui-ci cracha son feu corrompu verdâtre. La Pointue prit le souffle de place face, ou plutôt de plein dos, et se mit à fondre, les chairs brûlées se liquéfièrent dans l'instant, ses vêtements de riche gosse pourrie gâtée de prêtresse s'embrasèrent. Elle s'était sacrifiée à l'insu de son plein gré pour la trollesse qui put sauter en arrière pour éviter le peu du souffle que l'elfe n'avait pas pu arrêter. Quelles bonnes à rien ces pointues.


"Les Loas! Mec, les Loas! c'est comme les femmes faut pas chercher à comprendre".. Le dernier a lui avoir dit ça, il a pas ri à pleins chicots bien longtemps "Les Loas mec les Loas, sont des plaisantins farceurs Mec, crois en eux" Elle percuta le courtes-pattes qui dans le mouvement frappa de son marteau de guerre le Gangrelame. Ce nouvel angle d'attaque impromptu prit de court la défense de ce dernier, et l'instant d'après son bassin explosa sous l'impact du marteau. Il s'affaissa au sol, comme un pantin désarticulé. Le Courtes-pattes se retourna, en grommelant, pestiférant, alors que la lame de l'épée batarde, frôla son visage, coupant un peu plus sa barbe déjà victimisée, pour finir sa course dans l'abdomen du gangrelame, mort pour de bon cette fois-ci.
Le courtes-pattes la regarda stupéfait, elle se contenta de hausser les épaules:
Hé mec, à la guerre comme à la guerre, on s'partage le mérite de sa mort". Il ne pipa mot, avisant le mandefeu. Il tapota la cuisse de la trollesse, heureusement pour lui, la plaie s'était refermée, sinon il aurait passé un mauvais moment. D'un mouvement de tête il désigna le nouvel arrivant, son gros nez semblant servir de "doigt sur la figure" pour montrer quelque chose, coutume étrange, race étrange. Bref, elle pivota, ramassa une des lames du gangrelame et se mit en position face au Mandefeu.
Le courte-pattes, enfonça ses talons dans le sol, comme pour camper la position, et serra son marteau de toutes ses forces.
Elle fit des moulinets avec ses deux armes, pour en appréhender le poids et l'équilibre, elle sautillait sur place, comme survoltée. Prête à en découdre et à en baver. Elle cracha le sang qu'elle avait encore dans la bouche.

Le Mandefeu marqua un temps d'arrêt, avant de pousser un rugissement et de courir vers ses proies. Ce fut le signal, le nain et la trollesse chargèrent comme à l'unisson avant de bondir armes en avant sur leur démon.
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Râgnarök

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Date d'inscription : 27/08/2016

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